Pratiques Narratives : Une équipe réfléchissante à Adelaïde

Pratiques Narratives 

Nicolas DE BEER

C’est en 2007 que ce projet de voyage en Australie a vu le jour. Michael White m’avait demandé en août 2007 de faire partie d’un groupe de recherche et d’échange sur les pratiques narratives à Adélaide. Je lui avait promis de venir.  Et aussi faire, comme nous l'avions prévu tous les deux de longue date : profiter de ce temps particulier pour faire quelques ballades et rencontres. Son décès, s'il a tristement mis fin au projet de ballades, n'a pas entamé l'engagement que je lui avais fait de venir le visiter à l'autre bout du monde. En novembre 2008, j'ai donc participé à ce groupe de recherche.Lors de ces journées, un aspect général de la pratique s'est dégagé : c'est le côté secondaire des micro-cartes. Que les micro-cartes ne sont que des outils et qu'elles peuvent se croiser, être utilisées ou pas ! Que ce qui comptait vraiment, c'était la carte d’échafaudage et la posture décentrée et influente du praticien, la "réflection", la double-écoute et la formulation de questions non-structuralistes.

Parmi les différents sujets abordés en voici 3 :

- Un étayage de la carte d'échafaudage en 5 niveaux et même jusqu'à 6 voire 7 !
Ultra low level / Very low distance question / Low level / Medium level / Medium high level / High level / Very high level. Ces niveaux très bas furent développés par Maggie Carey. Elle appela ce temps d'exploration "la flânerie".
Ceci rejoint quelque part tout le travail que l’on fait chez Médiat-Coaching à propos des petits pas. Mieux vaut une succession de petits pas gagnants qu’une marche trop haute pouvant générer l’échec. Mieux vaut poser une question dont la réponse est possible qu’une question inhibante, paralysant le client. Du genre « Et qu’attendez-vous pour faire cela ? » - « Que devez-vous faire ? » « Quelles seront les conséquences ? » ou toute autre question de haut niveau de distanciation.

- comment envisager une carte des cartes et quelle faisabilité. Nous avons pu constater que chacune proposait un espace géographique de l'histoire du problème, un espace géographique d'une histoire préférée ; un espace où se trouvait "ce qu'il est possible de savoir et "le paysage de l'identité" et un autre espace où se trouvait "le connu et familier" et "le paysage de l'action".
Des réflexions sur le couplage des cartes avec la carte essentielle de l’échafaudage. L'accord de chacun que" le sentiment d'échec personnel" et "l'absent mais implicite" ne sont pas des cartes mais des passages, comme des pistes. L’absent mais implicite est d’abord une posture de double écoute.

- Une découverte du travail de Rob Hall sur la violence masculine. La posture du praticien et en quoi il était exclu d'utiliser l'externalisation dans ces situations, car l'homme violent a déjà externalisé sa violence. L’autre en étant pour lui souvent la cause, et si ce n’est pas le cas, c’est que c’est une force extérieure qui le submerge, ou, ou, … La démarche est de re-responsabiliser le client. Le praticien est intéressé par l’histoire qui fait qu’il est dans cette pièce, comment il en est venu au counseling, en quoi il se sent concerné, qu’est-ce qu’il souhaite qu’il arrive. Et la difficulté vient de l’avocat qui souligne au client que la meilleure stratégie est de minimiser les gestes qu’il a pu faire pour sortir libre plus vite. Ce qui va à l’encontre d’une démarche de responsabilisation, d’honnêteté, de reconnaître son geste et aider à la dissolution du problème.
Nous avons invité Rob Hall à nous transmettre sa pratique professionnelle : la posture et le questionnement qu’il met en oeuvre.

 

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