Philosophie et Pratiques Narratives

Pratiques Narratives

 Par Allan Holmgren*


Compte-rendu du discours d’Allan Holmgren en ouverture de la 1ère conférence européenne à Brighton en juillet 2009.
Nous avons voulu, par ce texte, rendre compte de l’édifiant discours d’Allan Holmgren* en ouverture de la "1ère conférence européenne de l'approche narrative et du travail avec les communautés".Ce texte, publié avec l’accord de l’auteur, reprend les grandes lignes de ce magnifique discours parlant de l'apport des grands philosophes dans la pratique thérapeutique. Nous avons également ajouté 3 commentaires.Et comme le dit l'auteur, "Les idées qui viennent de la pensée de trois philosophes aussi excitants que sont Friedrich Nietzsche, Michel Foucault et Gilles Deleuze ne seront bien-sûr qu’effleurées."


"La philosophie, telle que je l'ai comprise, signifie vivre volontairement 'contre la glace et les hautes montagnes', relevant tout ce qui est étrange ou questionnable, tout ce qui a été mis au ban par la morale. Une longue expérience, que je tiens de ce voyage dans tout ce qui est interdit, m'a enseigné à regarder, d'une autre façon qu'il pourrait être souhaitable, les causes qui jusqu'à présent ont poussé à moraliser et à idéaliser" (Ecce Homo - Friedrich Nietzsche).


La force
A la différence de Hegel qui célébrait la notion de "grande idée", de la belle idée générale applicable à tout un chacun, Nietzsche se battit contre le concept de la grande idée, dont celle de Dieu. Il déclara non seulement la mort de Dieu mais aussi de chaque science et de chaque philosophie qui pensait qu'il y avait au bout une solution définitive à chaque chose. Pour lui, la grande idée, la grande explication nous interdit de penser et donc d'agir.
Nietzsche fut célèbre pour deux choses : pour le fait de démasquer le pouvoir des forces et le pouvoir des relations, et pour sa notion de la vie, la volonté et la vitalité. "La vie active la pensée, et la pensée affirme la vie" disait Deleuze à propos de la pensée de Nietzsche. Renverser les perspectives est une expression souvent utilisée par Nietzsche. Ou comme il le dit "Penser c’est créer" ou encore "Penser c’est expérimenter" d’une autre façon dite : "Qu'y-a-t-il d'autre ?" Renverser les perspectives.

Nietzsche fut un philosophe du doute "L'absence de doute mène sûrement à la folie". Le doute et la curiosité nous aident nous, praticiens. Notre tâche en tant que professionnels et en tant qu’êtres humains en général pourrait être de rester ouverts aux nouvelles possibilités, à l'inattendu, et à ne pas nous laisser guider par nos préoccupations et nos soucis personnels ou encore par l’envie de vouloir bien faire.

Pour Nietzsche, la vie consiste en forces. Notre travail est de tourner les forces de vie vers un état actif et non un état ré-actif. La volonté de pouvoir est essentielle, pour lui la volonté de pouvoir est essentielle, pour lui la volonté de pouvoir est la volonté de faire quelque chose. Il veut nous montrer qu'il y a toujours quelque chose à faire, que l'on peut toujours aller contre la morale chrétienne et contre d'autres systèmes de pensée allant à l'encontre de nos initiatives, notre pouvoir et de nos compétences de vie. "La topologie rencontre la dynamique : les formes se nomment forces" (Deleuze).
Quand nous sommes en train d'externaliser un problème, nous établissons une force et en même temps une contre-force. Nos forces dans notre vie se manifestent sous différentes formes ou voix tels le désir, la demande, l'auto-critique, l'irritation, la déception, l'excitation, la joie, l'affirmation, etc. Ces forces nous tirent dans différentes directions : Devrais-je faire ceci ou cela ? Devrais-je déjeuner avec untel ou untel ? Ou peut-être devrais-je m'accorder un temps pour moi et n'en rien dire aux autres ? Devrais-je appeler la maison et demander comment vont les enfants ?

Il y a toujours plusieurs forces présentes en même temps. Quand Michael White parle de "l'absent mais implicite" ou quand Art Fischer retourne ceci en "présent mais invisible" il est clair que leur inspiration et pensées se tournent vers Nietzsche, vers Derrida et la dé-construction.


Le pouvoir
Michel Foucault, formé à la psychologie et ayant travaillé dans des institutions psychiatriques s'était intéressé lui, au pouvoir et la marginalisation, via l'histoire, la généalogie ; et à comment certains groupes de gens ont pu être marginalisés plus particulièrement du fait des sciences médicales et plus tard par la psychologie. Il montra le lien solide entre le savoir et le pouvoir. Et l'on peut constater de nos jours, peut-être encore plus qu'avant, combien les sciences médicales, psychiatriques et psychologiques utilisent le pouvoir avec l'intention de conquérir les territoires de l'âme humaine, bref, la vérité à propos de "l'être humain".

Une des idées importantes que Michael White a emprunté à Foucault fut l'idée du pouvoir moderne. L'idée que nous avons un regard culturel particulier que tous les autres d'une même culture auraient également. Nous internaliserions un regard moral général avec des obligations et des standards que nous devrions suivre. Nous aurions des idées précises à propos de ce qu'est un vrai thérapeute, un vrai bon parent, et ce qu'est une bonne conduite dans la culture dans laquelle nous vivons. Deleuze disait : "Normer, normaliser c’est imposer une exigence à une existence, à un donné dont la variété, le disparate s’offre, au regard de l’existence, comme un indéterminé hostile plus encore qu’un étranger."
Alors que le pouvoir traditionnel a un centre, une hiérarchie et donc qu'il peut être localisé, le pouvoir moderne opère de n'importe où et n'a donc pas de centre. Le pouvoir moderne consiste en des espérances non dites qui nous rerutent, via les institutions des sociétés modernes et post-modernes. Ces institutions sont la famille, l'école, la mode, la télévision, les magazines, etc.

Ce que Michael White fit avec la conversation externalisante, ce fut de renverser le processus, de séparer et de faire une différence entre la personne et le problème. Les conversations externalisantes sont l'inverse des conversations internalisantes. Dans les conversations internalisantes le verbe "être" nous envoûte, nous ensorcelle, nous invite à dire que "nous sommes" quelque chose : je suis déprimé, je suis anxieux, je ne suis pas assez bon, je suis heureux...(1)
Du point de vue de Foucault et de Nietzsche, certaines forces nous enserrent quand nous sentons quelque chose. Une impression est très souvent une évaluation morale qui commence par une sensation.
Michel Foucault développa les concepts de pouvoir et de généalogie durant les six dernières années de sa vie. "Peut-être ai-je trop insisté sur la technologie de domination et du pouvoir. Je suis de plus en plus intéressé par les interactions entre le soi et les autres, par la technique de la domination individuelle, l'histoire de comment un acte individuel est une technique du soi". Michel Foucault tournait son regard vers les Grecs anciens et le dicton célèbre "Connais-toi toi-même." (2)

Comme praticien, ne sommes-nous pas intéressés par ces pratiques, techniques de comment nous et les personnes qui nous consultent produisent leur propre vie à travers les actions ?
Foucault n'était pas seulement intéressé par Nietzsche, il l'était aussi par Heidegger de qui il pris le concept d'intentionnalité. Nous posons des questions à propos des intentions dans les pratiques narratives quand nous essayons de développer une histoire subordonnée. Quand nous notons une initiative, une action venant d'ailleurs que de l'histoire dominante, nous posons souvent des questions comme "Comment appelleriez-vous ce que vous avez fait ? Quelle était votre intention en faisant cette action ?" Les actions et les intentions doivent être nommées et reliées à des actions et événements pour devenir partie d'une histoire. C'est un savoir basique pour les praticiens narratifs, je suppose. Mais ce qu'il y a de fondamental pour Foucault c'est qu'il n'y a rien en général, il y a seulement des relations réciproques et des écarts entre les intentions dans des relations. Le concept central me semble être le concept d'intentionnalité. Et il y a toujours des différences entre les intentions. Je peux sentir ces écarts d'intentions en moi, dans ma propre relation à moi-même, et dans mes relations réciproques avec les autres. Ces écarts ou différences peuvent être compris comme autant de places différentes. Deleuze propose l'idée que nous ne pouvons pas parler à quelqu'un ou comprendre quelqu'un car nous parlons tout le temps à partir de places différentes. Nous ne pourrions inspirer quelqu'un d'autre que comme une "rafale d'air frais".

Foucault s'intéressait aussi à comment se constitue notre identité à travers les techniques éthiques, de l'antiquité jusqu'à nos jours, en passant par la Chrétienté. Les questions éthiques deviennent pertinentes quand nous posons des questions comme "Que sommes-nous en train de produire ensemble ? Que suis-je en train de faire qui a un certain effet sur vous ? Que faites-vous qui produit un certain effet sur les autres ?"
Ce sont des questions à propos des intentions et des questions à propos des effets des intentions et des actions se focalisant sur les relations.

Pour lui, le concept de pouvoir est constitué du concept de liberté. Nous pouvons toujours faire quelque chose. Et nous sommes toujours en train de faire quelque chose pour maintenir notre liberté, notre sens du moi, ou comme le dit Allan Jenkins “notre sens de l'intégrité”. De la même façon qu'il n'y a pas de pouvoir absolu, il n'y a pas de liberté absolue. La liberté consiste en possibilités, en multiplicités. Et comme le dit Michael White : la vie est à multi-niveaux. Et Gilles Deleuze d’écrire “Donnez moi des possibles, ou je vais mourir”.

Dans son livre sur Foucault, Deleuze nous dit que Foucault définit le pouvoir comme “une relation entre des forces. La force n'est jamais seule. Elle existe essentiellement en relation avec d'autres forces, et aucune force n'est déjà une relation”. En tant que thérapeutes, travailleurs sociaux, coachs, nous travaillons avec des forces, nous sommes au milieu de drames, les drames du discours. Les forces se montrent, se découvrent dans les discours, dans les promesses des discours, dans les menaces des discours. Le pouvoir est un élément informel qui réside dans le discours. Le pouvoir est la règle cachée qui permet à quelque chose d'être vu, nommé et il tend à exclure tout autre discours. Ces déclarations ou affirmations ont la priorité sur tout ce qui peut être vu ou dit. C'est pourquoi il est si important dans les conversations thérapeutiques d'explorer le pouvoir et les vieilles histoires, les affirmations, leurs effets sur le sens que les gens se font d'eux-mêmes, et alors d'aider à construire de nouveaux récits et de nouvelles possibilités, non pas pour donner un privilège aux nouveaux récits et possibilités par rapport aux vieilles histoires, mais pour créer des possibilités pour résister. Grâce à Foucault, nous savons qu'aucune expérience n'échappe à la relation de pouvoir. "Il n'y a pas de place innocente", comme le dit Art Fischer. La tâche du praticien est, avec les personnes avec lesquelles il co-produit une pratique de curiosité, d'être attentif aux relations de forces et de démasquer leurs effets permettant aux personnes de prendre position et d'entrer en résistance par rapport à ces forces morales.


Les concepts
Un philosophe et praticien narratif est une personne créative qui crée de nouveaux concepts. Un praticien narratif n'est pas quelqu'un qui crée des concepts pour la personne avec laquelle il travaille ; sa tâche c'est d'accompagner les personnes avec lesquelles il travaille à s'ouvrir à de nouveaux mots, de nouveaux concepts à propos des événements, des forces et des actions se déroulant dans leur vie. Un nouveau mot est comme une graine au début d'une discussion. La formation de concepts est un marchepied pour des histoires qui sont créées avec précaution et attention dans notre salle de consultation. Les praticiens narratifs ne font pas de réflexions, ils pensent et invitent à penser et créent. Penser veut dire expérimenter et problématiser. Notre tâche n'est pas de réfléchir mais de créer. Michael White nous parlait souvent de stretching mental, de gymnastique mentale. C'est ce que nous visons quand nous essayons les concepts d'apprentissage et d'échafaudage.


Pour Deleuze, la vie n'est pas une question de vérité, mais plutôt d'intensité et d'affirmations. La vie n'est pas en connexion avec le savoir, mais avec l'affirmation. La vie consiste en affirmation.
Deleuze et Gattari, dans "Qu'est-ce que la philosophie" expliquent ce qu'est le devoir de la philosophie, et je suggère que certains de ces devoirs sont également pertinents pour le travail thérapeutique. "Bien sûr, les nouveaux concepts doivent être en relation avec nos problèmes, notre histoire, et, par-dessus tout, nos devenirs". Qu'est-ce qu'un concept ? Un concept, disent-ils n'a pas de sens s'il n'est pas relié à d'autres concepts. Et ils nous disent aussi que chaque concept est en relation avec d'autres concepts qui sont eux-mêmes reliés à un problème. Quelle tâche fantastique nous attend alors : cartographier et mettre en évidence tous les concepts et les liens entre ces concepts et leurs implications dans les actions pour vivre sa vie.
Le point de départ de tout travail narratif est toujours un problème, un problème particulier, pas un problème en général. Le premier travail dans la conversation narrative est de formuler le problème et de poser le décor pour que l'événement puisse s'articuler à l’intérieur.

Deleuze mettait l'emphase sur "l'accidentiel" arrivant dans l'ici et maintenant, à l'écart de l'essentiel.
- Au lieu du concept traditionnel et transcendental de l'Etre, Deleuze parle de l'Evénement. L'Etre existe à travers la multiplicité des événements et du devenir et n'a jamais une signification fixe. L'événement n'illustre pas, ou ne nous signale pas en retour quelque signification plus profonde ou structure plus profonde, mais un élan vital, une direction ou un possible mouvement.
- Au lieu de la raison, Deleuze parle du Mouvement, de vol. Il parle des lignes de fuite. Ce concept de « ligne de fuite » qui nous permet de voler par-dessus des paysages, des plateaux de vie.
- Au lieu de vérité, Deleuze parlera d'Intensité. L'intensité peut être comprise comme une force par laquelle le virtuel est réalisé dans l'événement.

L'empirique n'est pas toujours visible, mais les multiples forces à l'oeuvre dans l'événement sont réelles : voix, forces, désirs, aspirations, espoirs, intentions, normes et promesses.
Le travail de réflexion est de créer des concepts et les concepts sont comme des lignes de fuite, des lignes de possibilités. La création de concepts est vue comme la création d'une ligne ou d'un pli, pli dans lequel on pourrait vivre, comme des plateaux, des territoires dans lesquels on voudrait ou préférerait vivre. Quelques concepts qui feraient place nette dans le territoire où je suis à ce moment.

La force des concepts est capable de nous déplacer, de changer nos habitudes et nos modes de compréhension et la façon dont nous vivons notre vie.
C'est à travers les concepts que nous utilisons que nous devenons les personnes que nous sommes. Deleuze nous rappelle que "Capturer l'acte de raconter des histoires c'est capturer le mouvement de constitution d'un peuple". Ou encore : "Un concept est aussi un devenir qui concerne ses relations avec les concepts situés sur le même plan."
"Le concept est défini par sa consistance ... mais n'a pas de référence : il est auto-référentiel; il se positionne lui-même et son objet en même temps qu'il est créé. Le constructivisme unit le relatif et l'absolu." Si chaque concept est auto-référentiel et, si chaque réseau de concept est auto-référentiel – et Deleuze utilise ici la métaphore du rhizome (3) - ceci explique pourquoi il est si difficile d'établir la compréhension et le consensus : là où il existe un consensus, là est le mensonge, dit le philosophe danois Ole Fogh Kirkeby. Il y a seulement des différences.
Nous avons voulu donner ici une idée des quelques inspirations que les praticiens narratifs peuvent puiser dans la philosophie fondée par Nietzsche et plus tard élargie par Foucault et Deleuze - philosophie optimiste qui met l'accent sur les forces, la puissance, le discours, le jeu, la multiplicité, la conflictualité, la danse, les concepts, les lignes de fuite, le pli, la complexité et la singularité - et non sur une loi générale, structure ou système - mais sur l'actuel de la vie. J'espère que cet apéritif vous donnera l'inspiration pour aller plus loin dans ces textes excitants et parfois difficiles.
Vous souhaitez vous former aux Pratiques Narratives ?

NOTES
* Allan Holmgren est le directeur de Dispuk, institut danois pour le développement personnel, l'éducation, la consultation et la supervision. Depuis 2000, il a intégré les Pratiques Narratives dans sa démarche.
Isabelle Laplante et Nicolas De Beer ont invité Allan Holmgren à animer 4 journées à Paris sur le thème "Coaching et Pratiques Narratives dans les organisations" du 1er au 4 septembre 2010. Allan Holmgren travaille depuis près de 20 ans dans ce champ aussi bien avec les individus qu'avec les équipes et les groupes. Il nous fera bénéficier de ses différents savoir faire.
(1) Michel Saucet : Dans Bertrand Russell, fréquemment cité par Alfred Korzybski dans ses ouvrages, le verbe être est utilisé selon au moins quatre modalités différentes dans des langues comme l’anglais et le français : Comme « est » verbe auxiliaire, comme « est » d’existence, comme « est » d’attribution, comme « est » d’identité. Le « est » d’identité est certainement celui avec lequel nous nous créons le plus de problèmes. Il introduit une idée de fixité dans un univers essentiellement mouvant, en devenir, en figeant la relation sujet-prédicat."
(2) Michel Foucault expliquait que : "Pour les Grecs le précepte du "souci de soi" figurait dans les grands principes des cités, c’était l’une des grandes règles de conduite de la vie sociale et personnelle, l’un des fondements de l’art de vivre. C’est une notion qui, pour nous aujourd’hui, a perdu de sa force et s’est obscurcie. Lorsqu’on demande "Quel est le principe moral qui domine toute la philosophie de l’Antiquité ?" la réponse immédiate n’est pas prendre soin de soi-même, mais le principe delphique "Connais-toi toi-même".
Sans doute notre tradition philosophique a-t-elle trop insisté sur ce dernier principe et oublié le premier. Le principe delphique n’était pas une maxime abstraite à l’égard de la vie ; c’était un conseil technique, une règle à observer pour la consultation de l’oracle. "Connais-toi toi-même" signifiait "N'imagine pas que tu sois un dieu". D’autres commentateurs en offrent l’interprétation suivante "Sache bien quelle est la nature de ta demande lorsque tu viens consulter l’oracle".
Dans tous les textes grecs et romains, l’injonction à se connaître soi-même est toujours associée à cet autre principe qu’est le souci de soi, et c’est ce besoin de prendre soin de soi qui rend possible l’application de la maxime delphique. En bref, "Ne supposez pas que vous pouvez devenir un dieu".
(3) Pour Gilles Deleuze, un rhizome est comme les racines d'une plante, comme l'herbe qui se glisse dans le sable, il est comme le réseau de neurones sur le cerveau. Gilles Deleuze retient six principes qui caractérisent un rhizome : la connexion, l’hétérogénéité, la multiplicité, la rupture asignifiante (un rhizome peut être rompu, brisé en un endroit quelconque, il reprend suivant telle ou telle de ses lignes), cartographie (il n’y a pas de modèle, La carte ne reproduit pas un inconscient fermé sur lui-même, elle le construit), à entrée multiple.

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