L'ABCdaire : Concave - Convexe

L’ABCdaire d'Isabelle Laplante et Nicolas De Beer
Les auteurs se proposent d’expliciter en quelques lignes les idées que ses auteurs entretiennent sur le monde. Il répertorie des mots choisis par les auteurs. Chaque mot donne lieu à un court article. Ces textes n’ont pas pour vocation de faire le tour d’un thème ou d’une question, ils ne prétendent pas à l’exhaustivité, ils ne se veulent pas synthèse ni analyse ni dissertation ni article de recherche. Ils expriment la vision, la compréhension, la position, l’opinion, etc. de leurs auteurs et explicitent les idées qu’ils entretiennent sur le monde et leur métier de coach, à un moment donné.

Ces deux termes nous permettent de nommer et de décrire ce que sont, à notre avis, les deux attitudes principales du coach en séance.
La première, contenante, accueillante, silencieuse. La deuxième intervenante, active...

Concave : ceci signifie que la/le coach est un contenant, créant un espace d’accueil inconditionnel pour la/le client. Il est, à ce moment-là, dans le non-savoir et la perplexité.
Non-savoir car le savoir est chez le client, le coach est donc un support, un soutien du savoir et des découvertes du client.
Perplexité car le praticien doit savoir accueillir le présent, contenant ses réactions, il n’interprète pas, il ne juge pas, il n’évalue pas, il ne diagnostique pas, il ne classe pas et, il ne se demande pas ce qu’il va faire. Il est juste présent, il accueille, attentif à ce que dit, exprime, montre, le client et à l’intersubjectivité qui s’est mise en place entre client et coach.
Silence, il se tait, acquiesce ou s’étonne parfois..
Cette attitude de concavité, le coach la prendra la plupart du temps en séance, maintenant un espace d’accueil, de création, de re-déploiement.
 

Convexe : ceci signifie que le coach intervient, il « décide » d’intervenir car c’est pertinent. Il n’entre pas en réaction, ce qui est rarement pertinent. Le coach  « choisit » intentionnellement de passer du concave au convexe, de l’accueil à l’intervention, à l’action délibérée.

L’intervention peut prendre la forme d’un partage, d’une question (souvent suivie d’un silence maintenu), de la confrontation entre ce qui est dit et fait ou entre ce qui est dit…, d’une hypothèse ou une question posée à voix haute à soi-même et basée sur des observations concrètes), d’un outil, d’un silence activement posé, de l’expression d’une vulnérabilité authentique (non stratégique).
 

 

1 commentaires(s)

 

1. par raymondvaillancourt

excellente réflexion...comme toujours !


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