Que peut bien penser un formateur de Coaching avant...? - Que se puede pensar en un entrenador...?

Bruno RAYNAL

Version française

La formation a démarré depuis bien des jours. "Et oui c´est comme ça!". Tout comme le signalait Steve de Shazer, une grande partie du travail est réalisé avant même la première séance de thérapie. Certains participants se sont décidés très rapidement et se sont engagés dans cette voie de la formation avec beaucoup de passion et d´enthousiasme. C'est rafraichissant et stimulant de constater avec quel intérêt ils souhaitent "tout lire" et "bien se préparer".
Le groupe se constitue. Certains participants annuleront après un premier entretien. C´est dur de s’engager! D'autres poseront mille questions et oublieront de trouver le silence.
La manière avec laquelle se constitue le groupe me rappelle l'amibe. "Tiens c´est amusant une amibe!". Le groupe se forme et se déforme. En quoi les situations observées durant les journées précédant la formation seront-elles analogiques avec le déroulement du cours ?

Prenons quelques exemples :
- Le jour précédent mon cours, je donne beaucoup plus d´importance à ma "boite à outil". Les participants donneront-ils une importance aux modèles de coaching ?
- Aujourd´hui j'ai fait mon "ménage" en finalisant des thèmes en attente. Dois-je m´assurer que les participants n´ont rien derrière la tête lorsque nous démarrerons notre première journée ?
- Les chaises  de la formation sont esthétiques et confortables. Apres des retours de précédents participants concernant le confort des chaises, quelle sera la nouvelle plainte des participants ?
- Un participant m´appelle la veille du cours pour me demander ou se déroule la formation. Les participants lieront-ils ce que je partage avec eux comme information ?
- Une grande table sera dans la salle. Dois-je préciser et insister sur l´heure du déjeuner et dire "à table!" ?
- Changement de peluche (bâton de parole). Y aura-t-il un niveau d´exigence supplémentaire dans la prise de parole du fait que la peluche est fine et légère?

Comme dans chaque formation, je démarre mon rituel de préparation. Je reclasse mes pages, relis mes notes et m´assure que tous les outils sont réunis. Je m´autorise aussi une fin d´après-midi qui me permettra de me concentrer sur cette première journée de formation. Est-ce que le rituel de formation sera analogique avec le rituel de la préparation ? En quoi ce cadre rituel permettra de produire de l´ordre et de générer du changement, des transformations ?

G. Bateson (1977) nous explique que le cadre rituel véhicule toujours un double « métamessage». Le premier : « ceci est quelque chose de sérieux » suppose la présence d’un enjeu important. Le second : « ceci est un jeu » introduit une perspective différente sans pour autant nier la première. Cette formation doit-elle être ludique ou sérieuse ? Dois-je garder mon sérieux et créer l´oscillation vers le ludique une fois que les règles seront connues et vécues ? Ou bien plutôt cette formation doit-elle laisser place à un mouvement oscillatoire incessant de "relations paradoxales", ludiques et sérieuses ?
Si la dominante « ludique » prend le dessus, nous ne sommes plus prisonniers du réel quotidien : notre conscience « réflexive » qui « sait que ceci est quelque chose de sérieux » et qui s’efforce de contrôler et orienter nos croyances et nos comportements quotidiens « baisse sa garde », relâche sa vigilance. Je veillerai à limiter le ludique en posant mon cadre ? Ou pas... Ai-je peur de poser mon cadre en étant plus ludique ? Devrai-je demander à mes participants ce qu´ils souhaitent ? Je me souviens de ce patron qui m´avait demandé lors de notre premier entretien si je souhaitais qu´il soit " nice or tough". Suis je pret a me mettre en vulnérabilité des le premier jour ? La confiance peut-elle être établie èes ces premières heures? On verra bien...

En analysant cette soirée de pré-formation, je me sens amusé, confiant et très intéressé. Il est temps de rentrer dans l'action, et de laisser toutes ces pensées au vestiaire... "Bienvenue Coach !..."

 

Version espagnole

Que se puede pensar en un entrenador hasta el día antes de su discurso ?

Bruno RAYNAL

El entrenamiento ha comenzado desde hace muchos días . " Asi es!". Tal como lo señaló Steve de Shazer , mucho trabajo se lleva a cabo incluso antes de la primera sesión de terapia " ... Algunos participantes decidieron muy rápidamente y se comprometen en el camino del Coaching con gran pasión y entusiasmo. Es refrescante y alentador observar con interés los que quieren " leer todo " y " ser bien preparados ".
Se formó el grupo. Algunos participantes cancelaronn después de la primera entrevista. Es difícil comprometerse ! Otros formularan mil preguntas y olvidaran encontrar el silencio.
La forma en que el grupo se mueve , me recuerda a la ameba. "Bueno, es divertido una ameba! " . El grupo se forma y se deforma . ¿En qué situaciones observadas durante el día anterior al curso sera analógico con el curso?
Algunos ejemplos:
- Le doy mas importancia a mi "caja de herramientas " que al contenido del curso. Los participantes le daran más importancia a los modelos que a las herramientas ?
Hoy en día , hice mi " limpieza" y concluí con mis temas pendientes. ¿Debo validar si  los participantes  tienen algo que decir ?
- Las sillas de formación son estéticas y cómodas. Cual será la nueva queja de los participantes ?
Un participante me llama el día antes del curso para preguntarme donde la formación se llevara a cabo . Debo prestar atencion al hecho que algunos no leen o no presten atención a ciertos detalles?
- Cambio de peluche. ¿Habrá un nivel de requisitos adicionales en hablar del hecho de que el peluche es delgado y ligero ?

Como siempre, empiezo mi ritual de preparación. Re-clasifico mis páginas , vuelvo a leer mis notas y me aseguro de que todas las herramientas estén listas . También me autorizo una tarde para centrarme en este primer día de entrenamiento . El ritual de entrenamiento será análogo con el ritual de preparación? Este marco ritual producirá orden? generara cambios y transformaciones ?

G. Bateson ( 1977 ) explica que el   marco ritual vincula siempre un " doble meta mensaje ". El primero : "Esto es algo serio " implica la presencia de un problema importante. La segunda : " Este es un juego " presenta una perspectiva diferente y sin
negando el primero. Esa formación  debería ser juguetona o seria? ¿Debo mantener mi seriedad y saber pasar a la diversión una vez que se conocen y experimentan las reglas? O más bien esta formación debe alternar con un movimiento oscilatorio constante entre esas dichas "relaciones paradójicas"?
Si la parte juguetona domina , no somos prisioneros de la realidad cotidiana  : nuestra conciencia " reflexiva" que "sabe que esto es algo serio", que trata de controlar y guiar nuestras creencias y comportamientos cotidianos relajara nuestra vigilancia. Seré cuidadoso en limitar el componente juguetón, planteando mi encuadre? o no... Tengo miedo de encuadrar siendo mas juguetón? Debería preguntar a los participantes lo que ellos opinan? Me recuerdo ese jefe que me había preguntado durante nuestra primera entrevista si deseaba ser tratado de manera " suave o dura". Estoy dispuesto a ponerme en vulnerabilidad desde el primer día? La confianza podría ser establecida desde esas primeras horas? Veremos...

A unas horas de iniciar nuestra formación, me siento divertido , confiado y muy interesado . Es hora de volver a la acción y dejar que estos pensamientos se queden al guardarropa ... "Bienvenido Coach! "


Fuente :
Chantal Huybrechts Coaching. Práctica cultural de carácter ritual.

 

 

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