L'ABCdaire : Bienveillance

L’ABCdaire d'Isabelle LAPLANTE et Nicolas DE BEER
Les auteurs se proposent d’expliciter en quelques lignes les idées que ses auteurs entretiennent sur le monde. Il répertorie des mots choisis par les auteurs. Chaque mot donne lieu à un court article. Ces textes n’ont pas pour vocation de faire le tour d’un thème ou d’une question, ils ne prétendent pas à l’exhaustivité, ils ne se veulent pas synthèse ni analyse ni dissertation ni article de recherche. Ils expriment la vision, la compréhension, la position, l’opinion, etc. de leurs auteurs et explicitent les idées qu’ils entretiennent sur le monde et leur métier de coach, à un moment donné.


Ce terme, dans le dictionnaire historique d’Alain Rey signifie : qui veut du bien, favorable. Disposition favorable envers quelqu’un. Faire passer la vertu morale au second plan derrière la disposition favorable dans les relations de personne à personne, en particulier de supérieur à inférieur (1680).


Comme nous l’avons développé dans un article précédent ("La Bienveillance, une demande implicite du praticien ?"), ce terme de "bien-veillance" nous semble peu pertinent dans le coaching où la démarche est pro-active, tonique, dont l’objectif est de permettre au client à retrouver sa capacité à agir et d’accéder à ce qu’il souhaite professionnellement.

Et non à une relation consistant à "veiller au bien" du client. Et le coach se doit d'être à la hauteur de l’enjeu fort du client pas de le prendre pour un être de porcelaine. Ce n'est pas le lieu de la "bien-pensance". Il n’est pas non plus le lieu de relations ancillaires.

Le 'respect' nous paraît mieux adapté que la bienveillance à une relation de coaching éthique, pertinente et efficace. La relation de parité sera renforcée par le respect, la confiance et la liberté d'expression, alors que la bienveillance la rendra bien difficile car elle induit que le client est fragile et donc qu’il faudrait potentiellement le protéger.
Alors, s'il fallait garder le terme "bien", est-ce que le mot "bienfaisance"  issu de bien-faire serait une piste ? Ou la bonté, pourquoi pas ?

Et si la bienveillance envers les autres  nous semble étrange, la bienveillance envers soi-même est pertinente !

1 commentaires(s)

 

1. par Par Damien Malène le 01/05/2013


Bienveillance, bien-veillance, pour en rester au lettre à lettre : acte de veiller bien (sur...), fait penser à "neutralité bienveillante (bien-veillante)".
Ce pourrait être celle de l'analyste "veillant" (bien) au "chevet" de son patient, puisqu'on se le représente assis derrière ce dernier, lui allongé, silencieux (c'est passé de mode, sauf chez certains lacaniens irréductibles - une boutade…), ou lui parlant avec bienveillance.
Bien sûr on inclura (Oh ! Sacrilège !) aussi ceux qui, assis derrière, en profitent pour piquer un petit somme, la bienveillance s'exprimant parfois de manière inattendue.

Je crois effectivement que le "respect" est, dans le "coaching" le pendant approprié de la "bienveillance (neutre)" analytique. Mais le respect du patient, de ses idéaux et pathologies, du cadre et du contrat font partie de l'éthique analytique.
Et je pense qu'un zeste de bienveillance, parfois, à l'égard du "coaché" ne nuirait pas au progrès de son travail (et éviterait que le "coach" ne tombe dans ces travers de "froideur" que l'on reproche à certains analystes).
 


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