L'ABCdaire : Argent

L’ABCdaire d'Isabelle LAPLANTE et Nicolas DE BEER 
Les auteurs se proposent d’expliciter en quelques lignes les idées que ses auteurs entretiennent sur le monde. Il répertorie des mots choisis par les auteurs. Chaque mot donne lieu à un court article. Ces textes n’ont pas pour vocation de faire le tour d’un thème ou d’une question, ils ne prétendent pas à l’exhaustivité, ils ne se veulent pas synthèse ni analyse ni dissertation ni article de recherche. Ils expriment la vision, la compréhension, la position, l’opinion, etc. de leurs auteurs et explicitent les idées qu’ils entretiennent sur le monde et leur métier de coach, à un moment donné.

 

Est-ce que le coaching est cher ?

Quel est le tarif horaire d’un avocat qui vous tire d’un mauvais pas ? D’un consultant qui audite votre S.I. ? Etc. Combien coûte une psychanalyse réussie par rapport à un coaching abouti en 6 séances ? Le coaching doit être cher non seulement parce qu’il est puissant et rapide, l’expertise d’un coach étant d’activer le plus vite possible le processus de changement inhérent à chaque humain, mais aussi parce qu’un coach doit préserver sa liberté d’engagement.

Il ne peut pas être contraint d’accepter un client pour équilibrer ses comptes. C’est aussi pour cette dernière raison que le coaching ne devrait être qu’une prestation dans une compétence plus large. D’ailleurs les entreprises ne s’y trompent pas qui demandent quel pourcentage du chiffre d’affaires représente le coaching pour le consultant.

 

Pourquoi est-il si difficile pour certains de parler d’argent ?

Pourquoi des slogans comme "le coaching ne se vend pas, il s’achète" courent-ils encore les rues ? Certains coaches donnent peut-être à l’argent une valeur identitaire, comme si c’était eux qui étaient chers et non leur prestation, ou bien n’osent-ils pas parce qu’ils ont peur "de ne pas réussir", comme ceux qui refusent l’obligation de résultat en se réfugiant dans la seule obligation de moyens, ou bien ne font-ils pas suffisamment confiance à leur client pour engager une transaction équitable, ou bien sont-ils encore assujettis à la mauvaise réputation dominante que la France fait à l’argent, ou bien…, ou bien…

Nous trouvons curieux qu’une même personne puisse à la fois payer sa note aux caisses de la FNAC et s’embarrasser lorsque c’est du coût d’une prestation de coaching qu’il s’agit. Dans notre partie du monde, l’argent est la contrepartie universelle et aussi un catalyseur d’engagement dans les "relations d’aide". Un coaching où dette et mérite ne s’équilibreraient pas démarrerait avec un lourd handicap.

 

5 commentaires(s)

 

1. par N De Beer

A la personne qui s'appelle Rien !
Vous cachez votre nom derrière le néant, drôle d'idée de se nier ainsi.
Ceci est un ABCdaire et non un article sur le coût. Et, comme chaque consultant, chaque coach propose un coût horaire qui lui est propre et correspond à ce qu'il pense valoir, par exemple.
Belle année à vous !

2. par Lionel Ancelet

Connaissez-vous l'histoire du coach qui appelle un plombier pour réparer une fuite d'eau ? Le plombier arrive, examine la tuyauterie, change un joint, et demande 300 euros au coach pour son intervention. Le coach est un peu soufflé, mais donne l'argent au plombier. Il ne peut s'empêcher d'exprimer son admiration au plombier pour l'aplomb avec lequel il a annoncé son prix sans sourciller. Car, ajoute-t-il, c'est toujours un peu difficile pour moi d'annoncer un prix à mes clients. Le plombier empoche l'argent avec un sourire, et dit au coach : je sais, j'avais le même problème quand j'étais coach.

3. par mariegbt le 02/11/2012

comment situez vous les coachs internes qui sont payés par la boite et non par le client ?ce qu'ils font ne mérite pas le nom de coaching ? le contrat moral n'est il pas au moins aussi fort que le lien commercial?

4. par Par Rien

Je viens de lire votre titre ainsi que votre article. Il semblerait qu'il y ait tromperie sur la marchandise. En effet, l'accroche est existante, mais quand nous entrons dans le détail, comme les notaires, avocats et aux épiciers de la sorte vous n'osez pas aborder le sujet et dire la séance sera de 100 €uros pour un particulier et de 250 €uros pour une entreprise (ce ne sont que des exemples). Pusillanime !

Rien

5. par Damien Malène

Et pan ! sur la psychanalyse, encore. Elle n’est pas pourtant pas le seul argument de comparaison avec le coaching, et elle-même s’y compare rarement.
Elle n’a pas le même objet et ne vise pas le même but.
Et qu’est-ce donc qu’une psychanalyse réussie ? Même question pour le coaching.
Mais il est de bon ton de taper dessus pour valoriser d’autres choses, par contraste.
Elle ne cherche pas à dissoudre le symptôme. Elle sait que ce qui fait le sujet c’est ce symptôme. Pas le petit symptôme pour lequel il consulte, ou on l’envoie consulter thérapeute ou coach, mais l’autre, celui qui le structure et dont le petit est une déclinaison parmi d’autres.
Qu’il le reconnaisse et s’en débrouille à travers la cure pour vivre avec et en faire quelque chose de créatif pourrait être une ambition pour le sujet. Une ambition aussi légitime, pour ceux qui s’y engagent, que celle qui consiste à chercher efficacité, performance, résultat, réussite, normalisation aux critères de telle ou telle organisation ou milieu social…
L’argent, l’argent…
Il intervient tôt ou tard dans le travail analytique et les significations diverses qu’il peut avoir pour l’analysant sont à élaborer.
Il y a psychanalyse et psychanalystes comme il y a coaching et coachs : de toutes sortes et de toutes qualités, des compétents et des imposteurs, des humbles par rapport à leur métier et des pédants, des modestes et des narcissiques, etc.
Or s’agissant d’argent, encore, que l’une et l’autre fassent payer leurs services, quoi de plus normal. La question serait : combien ?
Le psychanalyste adaptera ses honoraires aux moyens du patient, et à l’hôpital le patient ne paye rien de sa poche (hélas ! car, comme il est dit ici, ça « démarre avec un lourd handicap »)
Et s’il y a des « tarifs » analytiques abusifs, ceux qui peuvent se pratiquer dans une nomenklatura, bobo-urbaine, et uniquement là, il y a chez les coachs aussi des abus scandaleux. Si ces abus se manifestent dans les entreprises on dira qu’elles sont suffisamment responsables pour savoir ce qu’elles acceptent de payer et pour quel résultat. Mais si c’est dans la relation privée, la question reste ouverte.
Beaucoup de choses encore possibles à dire sur la comparaison et sur l’argent, mais ce serait trop long.
Voici un lien intéressant s’il est toujours actif.
http://lecercle.lesechos.fr/entreprises-marches/management/rh/221157305/et-si-coaching-etait-art

Bons et honnêtes profits. Bons et honnêtes résultats.


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