Pratiques Narratives : La curiosité (une externalisation)

Pratiques Narratives

Stefan Csösz

 

La curiosité est un personnage. Elle m’a incité, depuis toujours, à apprendre sur le monde. Elle me dit :
- Tu te sens bien quand tu peux apprendre.
- Ça tourne bien dans ta tête quand tu es curieux.
- Avoue, tu aimes ça !

Mais aussi… :
- Si tu ne t'intéresses pas tu vas manquer quelque chose.
- L'intérêt aux autres va te permettre d'être accepté.
- Ne montre pas ta curiosité elle est malsaine.Parfois d'ailleurs, j'ai l'impression que la curiosité a elle-même un personnage qui lui souffle à l'oreille. Mais je n’en suis pas sûr.


Depuis, quelques temps, je mets la curiosité à la porte. Je le fais fermement et énergiquement. Cependant, je fais attention de ne pas la blesser car je l'aime. D’ailleurs, la curiosité me respecte bien plus que les hommes et les femmes que je rencontre dans le monde auxquels je m’intéresse, mais c'est une autre histoire.

Au moment où j'écris ce texte, la curiosité se promène à l'extérieur. J'ai préféré l'éloigner pour pouvoir me concentrer. Puis, je ne voudrais pas qu'elle regarde au-dessus de mon épaule. Elle est tellement curieuse. C'est dans sa nature !

Je le comprends car moi aussi je suis curieux. Cependant, ce texte est à moi. Il m’appartient. Je ne le partage pas. Tant pis pour elle. Elle n'a qu’a pas être aussi curieuse. Je ne l’a mettrai pas au courant. Bien fait. Je suis égoïste. Je le sais. Ça me va.

En fait, ce n’est pas bien grave car une fois mis à la porte, la curiosité est bien trop occupée pour se chagriner. Elle rencontre d’autres personnages qui sont comme elle. Ils sont aussi curieux les uns que les autres. Et qu’est-ce qu’ils sont bavards !

Parfois, j'ai l'impression que la curiosité aime bien que je la mette à la porte car ça l'occupe bien. Parfois d’ailleurs, quand elle me manque, j'ouvre la porte mais je ne la vois pas. Parfois encore, elle me dit qu'elle rentrera plus tard, voir le lendemain.

Je ressens alors en moi une petite angoisse. Mais je ne la lui montre pas. J'ai bien compris qu'il lui faut la liberté. Elle aussi elle a besoin de respirer, de se détendre car c'est du boulot de me rappeler tous les jours que je vais « manquer » si je ne m’intéresse pas à tout tout de suite. Ca doit la fatiguer beaucoup. Elle m’a même confié que cette tâche lui cause des migraines.

Du coup ça me laisse du temps, pour me renseigner, pour lire et pour m’intéresser à ce qui me plait. Quel bonheur ! Je ne me sens plus pressé. Et souvent je ne vais pas jusqu'au bout. Ca me fait du bien !

Et je me dis :
- Je me sens bien quand je peux apprendre.
- Je tourne bien quand je suis comme ca.
- J’aime bien ca. Je m'aime pour ca.


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